Tricoter un lopapeysa… comment transformer un pull en cardigan ?

Les pulls islandais traditionnels et les modèles ouverts sont construits quasiment de la même façon.

Du coup c’est très facile de convertir un modèle de pull qui vous plait en gilet. Comme tout ce qui va sans le dire va encore mieux en le disant, je vous propose une petite explications quand même.

J’ai choisi le pull Riddari que j’ai transformé en gilet pour mon mari dans les coloris classique et pour moi en version plus féminine.

Voici donc le pull Riddari, un modèle très populaire !

  

Pour tricoter un pull islandais, on tricote le corps en rond sans couture jusque sous les aisselles, puis les deux manches également jusque sous les bras (je commence toujours par les manches moi par contre). Ensuite on assemble sur la même aiguille:
– la manche gauche,
– le devant,
– la manche droite,
– et enfin le dos.
Pour que tout ça s’assemble correctement, on met des mailles en attente sous les bras (pour pouvoir passer le bras dans la manche) et l’on ferme cette “aération” quand le tricot est terminé. Ce n’est pas le sujet ici , tout cela est bien expliqué dans les recettes de tricot (oui les islandais ou les danois écrivent des “recettes” de tricot, c’est comme de la cuisine !).

 

Ensuite vient le meilleur moment, l’empiècement en jacquard !
Ci-dessous, voici le début de la grille du pull Riddari. La grille se lit de bas en haut et de droite à gauche (toujours dans le même sens puisque l’on tricote en rond, c’est très pratique).
Les rangs commencent dans le creux du bras gauche sur l’arrière, et l’on répète la partie indiquée “répéter” autant de fois que nécessaire selon la taille.
Les cases “barrées” indiquent les diminutions pour former l’empiècement, là où l’on tricote deux mailles ensemble, une des deux mailles disparait et devient grisée (il n’y aura plus de mailles aux rangs suivants).

Pour faire un gilet, il est beaucoup plus logique de faire débuter le rang au milieu des deux devants. Ainsi le léger décallage qui peut se produire lors du changement de rang en faisant le jacquard sera là où le vêtement est ouvert (donc inexistant).

Pour transformer la grille du pull, il suffit donc de commencer le rang au milieu des devants, puis répéter la partie centrale autant de fois que nécessaire, et répéter une dernière fois le motif à la fin en ajoutant UNE MAILLE, celle qui permet de terminer le motif complètement pour obtenir le devant droit et le devant gauche identique en miroir.
Concernant les diminutions pour former l’empiècement, pour que la bordure du gilet reste rectiligne, il ne faut pas faire la diminution quand elle est tout au bord (rang 21 sur la grille).

A la fin, il faudra ouvrir le gilet, vous avez peut être entendu parlé du steek… ce n’est pas l’objet de ce billet mais en 2 mots :
– le vêtement est tricoté en rond en prenant soin d’ajouter 2 mailles envers au milieu des deux devants
– à la fin du tricotage, on sécurise (a priori à la machine à coudre) de chaque côté des deux devants
– et ensuite ou coupe pour ouvrir le vêtement.

Il est conseillé de laver le vêtement avant de coudre et de couper, et de le laisser sécher à plat.
Petite astuce, si vous n’avez pas ajouté de rang raccourcis dans le dos avant le jacquard, pour que le dos soit un peu plus haut que le devant, vous pouvez au moment de le mettre à plat à sécher, tenir le bas du pull avec une main et tirer le dos en haut avec l’autre main.

 

Une couture droite à la machine à coudre de chaque côté des 2 mailles centrales (vous pouvez faire 2 passages pour être complètement rassurée) et un petit coup de ciseaux.

La différence entre un pull et un gilet se résume donc à ajouter 3 mailles dans le travail : deux mailles centrales et une maille pour gérer correctement le motif jacquard.

 

Ensuite il reste à faire les finitions, pose de fermeture éclair ou bande de boutonnage au crochet ou au tricot.

et voilà !

RIDDARI est à retrouver chez trIScote ici et n’hésitez pas à personnaliser le vôtre avec vos propres couleurs si vous en avez envie.
Pour ma version femme, j’ai aussi fait quelques diminutions pour marquer la taille mais ce n’est pas obligatoire.

 

J’espère que ces quelques lignes vous aideront pour la transformation d’un Riddari ou d’un autre pull.
Et bien sûr vous pouvez faire l’opération dans l’autre sens, pour transformer un gilet en pull : ne pas mettre les 2 mailles centrales, supprimer 1m sur le motif et commencer les rangs derrière l’épaule gauche.

A bientôt,
Christine

Combien de chaussettes pour réaliser une paire de chaussettes ?

En principe DEUX… la réponse parait facile c’est vrai !

Sauf… sauf que j’ai eu envie de vous montrer à la fois une version soquette et une version chaussette du modèle Quatre de Carreau.

Voilà le résultat, 4 motifs pour la chaussette et 3 motifs 1/2 sur la soquette dans ma pointure.

Du coup, il me faudra tricoter une 3ème chaussette. TROIS chaussettes pour finalement en avoir une PAIRE, eh eh 🙂

ça tombe bien, le KAL Chaussettes Champagne et Quatre de Carreau démarre le 1er juin et il dure 3 mois, c’est plus qu’il ne faut pour que je tricote ma 3ème chaussette en même temps que les participants du KAL.

Les modèles retenus sont disponibles sur le site ici pour les Champagne et là pour les Quatre de Carreau

Pour rejoindre le groupe dédié à ces modèles sur fabebook c’est par ici

En général je tricote des grosses chaussettes de randonnée, je les adore… elles ont fait tellement de kilomètres avec moi que certaines sont complètement moulées à la forme de mon pied, on ne voit même plus les mailles sur l’envers 😉

Mais tricoter des chaussettes fines (je veux dire jusqu’au bout, sans abandonner au bout de 5 cm), c’était une première pour moi !

J’ai choisi la taille M intermédiaire après avoir mesure le tour de mon pied, une chaussette fine doit être un peu ajustée j’ai bien fait de ne pas la faire plus grande.

J’ai suivi le tuto du montage en 8 sur le blog de Chloé pour le démarrage par la pointe.

 

J’ai tricoté avec mes aiguilles doubles pointes colibri parce que je ne suis pas une adepte du magic loop… mais ça c’est vraiment un choix personnel. Chloé au contraire tricote toujours ses chaussettes en magic loop. Je suis incapable de dire ce qui est le plus facile, c’est très personnel.

Pour le talon, j’ai choisi le talon “en bande” plus solide mais le talon après-coup est également proposé dans le tuto (peut être plus facile pour une première paire de chaussettes). C’est la partie la plus techique mais voici le secret pour réussir votre premier talon en bande: suivre ce qui est écrit et ne pas trop chercher à comprendre pourquoi il y a des rangs raccourcis, pourquoi tourner le travail, pourquoi glisser des mailles ou pourquoi faire des diminutions… en suivant ce qui est écrit, c’est presque magique, votre chaussette va “tourner”.

  

Il y a 2 types de kit pour le modèle Quatre de Carreau.

Avec les kits Kunstgarn et Arwetta unie, on commence les chaussettes avec la laine dégradée. Il est préférable de faire le talon “après-coup” pour ne pas interrompre le dégradé. Il y a assez de laine pour toutes les tailles et quelque soit la hauteur choisie pour la chaussette (on peut même faire 5 carreaux si on le souhaite).

Avec les kits Arwetta handpainted et Arwetta unie, on commence avec la laine unie. On peut choisir entre le talon “après-coup” et le talon “en bandes”.
Il y a assez de laine en taille S pour réaliser des chaussettes avec 4 carreaux. Pour la taille M, selon votre pointure et selon la tension de votre tricot vous pourrez réaliser 3 carreaux 1/2 ou 4 carreaux (notez qu’il faut 2.5g à 3g de laine pour les côtes). En taille L il est préférable de prévoir une 2ème pelote d’Arwetta unie, surtout pour des chaussettes un peu hautes.

Si vous voulez tricoter un modèle qui se commence par la cheville vous préfèrez peut être le modèle Champagne avec sa jolie dentelle. Les kits Champagne sont en MerinoSock 75 / 25. C’est important le nylon pour la solidité des chaussettes. 

Je me tâte encore pour la couleur des miennes, Lavande ou Berlingo ? Pour Chloé se sera Violine.

Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de nos avancées !

A bientôt 😉

 

 

Sweety, question d’assemblage…

Cet été j’ai crocheté une version pastel du plaid Sweety de Cécile Balladino,

  • J’ai adoré faire les coeurs, j’en ai fait une bonne partie sur la plage de l’Embellie (Ronce les bains, Charente Maritime) des bons souvenirs ! Il a fallu que je fasse plusieurs coeurs avant de mémoriser le motif mais ensuite ça allait “tout seul”
  • J’ai aimé faire les motifs entre les coeurs (facile et rapide)
  • J’ai assez facilement trouvé comment disposer mes couleurs
  • Puis vint le moment de l’assemblage… au crochet… 

Je me suis appliquée, j’ai eu l’impression de faire les choses correctement et au bout du compte, c’est plat ! C’est propre mais c’est plat. Et avec un modèle plein de peps et de pop corn c’est peut être dommage. 

J’ai donc décidé de comprendre et de déposer quelques photos sur le blog pour illustrer mon propos. Comme ça vous aurez le choix pour assembler le vôtre. 

   

Ici on pique dans les 2 brins des mailles serrées qui bordent les coeurs
(comme dans le plaid pastel)

Et ici on pique seulement dans les brins à l’extérieur (comme dans le plaid original)

Les deux méthodes sont très bien, c’est une histoire de goût.
Lorsque Lucas vient à la maison, c’est lui qui utilise le plaid Sweety pastel, et il me semble bien que ça lui convient comme ça…. bon d’accord il n’a que 3 mois et il ne s’exprime pas encore vraiment sur ces sujets 😉

 

Sweety pastel                –               Sweety boy (réalisée par Elín Guðrúnardóttir)

Sweety l’original ! 

Les kits Sweety sont en ligne chez trIScote ici (clic)

 

Tutoriel plaid Spectra

— mise à jour le 07 décembre 2015 —

Le plaid Spectra paru récemment chez Filcolana est à coup sûr une recette bonne humeur avec ses 36 couleurs en Peruvian Highland Wool.

Les kits sont disponibles chez trIScote ici et les explications en français sont .

A la lecture des explications, ça peut paraitre un peu compliqué. Avec les aiguilles en main c’est déjà beaucoup plus compréhensible mais quelques photos ça ne fait jamais de mal alors voici un billet pour accompagner ceux qui ont très très envie de réaliser ce plaid mais qui craignent de ne pas y arriver. Ce petit tutoriel ne remplace pas la fiche, c’est un complément, donc je n’y explique pas tout.

Tous les triangles se tricotent de la même façon, seul le rang de montage est différent.

– Certains triangles se tricotent simplement tout seul,
– D’autres sont collés au bord d’un autre triangle en relevant des mailles sur un côté
– et certains triangles se trouvent au milieu de 2 autres triangles, ils sont tricoté en relevant des mailles de chaque côté

Etape 1: réaliser le premier triangle en faisant un montage au crochet (suivre le pas à pas dans la fiche).

Le second triangle vert vif est adjacent au premier.
Les triangles jaune, orange et rouge sur le centre du plaid seront tricotés de la même façon

Etape 2 & 3: monter 43m sur l’aiguille à l’aide d’un crochet (suivre le pas à pas de la fiche).
Etape 4: tenir le triangle bleu de façon à ce que l’envers du travail soit face à vous, et relever une maille dans chaque maille du bord à partir de la pointe du triangle.
Etape 5: relever 42 mailles en tout le long de la bordure
Etape 6: tourner le travail sur l’endroit du travail et tricoter le triangle en aller-retour sur 85m en suivant les explications.

La même chose en video :

(Les photos qui suivent ont été faites sur le petit plaid tricoté avec seulement 35m mais le principe est exactement le même.)

Les dernier triangle (violet au centre du plaid) termine l’hexagone et se trouve entre 2 triangles, pour lui on relève 42m sur chacun des triangles adjacent et 1m au milieu. Et on le tricote exactement de la même façon que les autres. Il reste un petit trou au centre de l’hexagone, c’est normal, on le fermera au moment de rentrer les fils quand le plaid sera terminé.

Une fois l’hexagone complet, on tricote séparemment 6 triangles avec les mêmes couleurs. L’assemblage sur le plaid se fait au crochet avec des mailles serrées en mettant les morceaux envers contre envers. On obtient alors une sorte d’étoile.

Ensuite, il suffit de continuer à suivre le plan d’agencement des couleurs en tricotant les triangles tout autour de l’étoile centrale pour faire grandir le plaid.

La créatrice a nommé les triangles dont la pointe est tournée vers l’intérieur du plaid “triangle bas” dans la fiche, ils sont assemblés en relevant des mailles soit sur le triangle à leur gauche, soit entre 2 triangles.

Les triangles dont la pointe est tournée vers l’extérieur du plaid sont nommés “triangle haut” dans la fiche, ils se tricotent sur 85 mailles et sont assemblés plus tard à un autre triangle de la même couleur.

Une fois terminé le plaid en taille réelle mesure 110cm sur chaque côté de l’hexagone.

Bon tricot !

Bonnet jacquard motif norvégien, le tuto

Je vous présente mon p’tit bonnet coloré qui partira prochainement en vacances avec moi. Il n’est pas trop chaud, juste ce qu’il faut car il est tricoté en laine à chaussettes et avec de fines aiguilles.

Fournitures :

couleur A : Arwetta classic de Filcolana uni (1 pelote)
couleur B : Kunstgarn de la couleur de son choix (1 pelote) ou Arwetta classic couleur contrastante (1 pelote)
Aiguilles doubles pointes ou circulaire 2,5mm et 3mm

Points utilisés :

Jersey endroit (tricot en rond, toujours à l’endroit)
Côtes bicolores : 2 m end torse couleur A, 2 m env couleur B

Réalisation (tailles M / L) :

Monter 168 m / 184 m avec la couleur B et les aiguilles 2,5mm.
Tricoter 12 rangs en côtes bicolores.

Changer pour les aiguilles 3 mm en suivant le motif et en répartissant 8 diminutions sur le rang 1 (on obtient 160 m / 176 m).

Tricoter le jacquard à fil flottant c’est à dire sans croiser les fils

Faire 3 ou 4 répétitions du motif selon la hauteur souhaitée et en décalant le début du rang de 8 mailles à chaque changement de motif pour que les fleurs se placent en quinconce (on voit sur la photo en haut que les fleurs ne sont pas alignées les unes au dessus des autres).

Ensuite former le haut du bonnet en continuant à tricoter le motif en jacquard et en plaçant les diminutions de façon à conserver au mieux la forme des fleurs : les diminutions doivent se faire entre chaque fleur, 1 rang sur 2 puis tous les rangs.
Le diagramme représente la façon dont j’ai placé les diminutions sur mon bonnet mais n’hésitez pas à l’adapter selon vos habitudes pour diminuer plus ou moins vite, du moment que la fleur reste visible.
Continuer en tricotant les mailles 2 par 2, quand il ne reste plus que 4 m, couper le fil et le passer dans les mailles restantes.

Le bonnet sur la photo a été réalisé dans la taille M avec Arwetta classic blanc cassé, et Kunstgarn 07 berries. Selon le choix de couleur, il est également possible d’inverser les couleurs en faisant le motif uni sur fond de couleur dégradée. Pour les aiguilles j’ai utilisé des Addi 40cm, le métal convient bien pour ce type de laine.

Lavez votre bonnet pour que les mailles du jacquard se place correctement.
Portez le avec fierté !

Et si vous avez envie de m’envoyer une petite photo je la partagerai ici avec plaisir (contact christine@triscote.fr).

Bon tricot !

Christine.